samedi 12 décembre 2009

* * * ** * * l'Hiver * ** *** *

J’étais au bord des larmes, j’allais craquer.
Il faut dire que pas un ne m’aura épargné. C’était de l’acharnement. Je n’ai pu ces 6 derniers mois rencontrer personne, ni mon boucher, ni la caissière, ni le vieux monsieur que j’ai ramené chez lui, ni même mon voisin pourtant si sympathique, tous y sont allé de leur petit quinquin prophétique :

« mais vous allez passer l’hiver parmis nous ! C’est formidable… Et puis quel courage… Vous allez voir c’est quelque chose ! Allez, on s’en reparle au printemps si vous êtes toujours là… »

Au début c’est vrai je n’y ai prêter qu’une oreille distraite. Après tout, rescapé de la canicule, j’avais résisté à des +40°, je résisterai bien à des -40°, ce n’était pas plus compliqué que ça.

Et puis les mois ont passé et je suis devenu un peu perplexe. C’est que j’ai appris au contact de ces gens simples à oublier leurs manières un peu gauches et à respecter la parole des vieux singes.
Les mises en garde se répétaient, chaque jour j’avais le droit à ma tape amicale sur l’épaule, certain même, dans une aura lumineuse de compassion, se découvraient sur mon passage. Au supermarché ça fait un drôle d’effet…

Au mois de novembre c’était de l’impatience fébrile… On m’en avait tant dis… Se pouvait-il que dans l’Univers il y eut un adversaire à ma hauteur ?

Un mois plus tard, après une guerre d’usure terrible, c’est sans pompons ni fanfare que l’hiver m’est tombé dessus. Le combat final à commencé et on verra bien qui ne nous deux sera là au printemps.


lundi 26 octobre 2009

la Chasse au lièvre - roman photo -

Bonjour à tous;
Aujourd'hui je vous instruirais des rudiments de la chasse au lièvre.

1) Il est important de bien pister la bête. De la neige un peu tassée, une branche cassée très anodine, et vous devrez en déduire non seulement l'âge et le sexe de l'animal, mais aussi son caractère, ses faiblesses. Vous devez vous gratter le menton et faire "hum hum c'est bien ce que je pensais...", c'est tout à fait primordial!

2) Une fois l'antre de la bête repérée, il s'agit de partir équipé.
Deux choix s'offrent à vous:
- le 4 roues à auto-canon sur girostabilisateur
- la chenillette de l'enfer et sa remorque de sang repeinte


3) Attention: Si des cas de relations contre-nature nous ont été signalés, c'est bien le fait d'une minorité aux mœurs dévoyés.

Ces couples grotesques, heureusement très marginales, ne doivent pas faire oublier que le lièvre est une bête féroce, sanguinaire et très très rapide.

4) Encore une belle aventure qui se termine sans blessé.

Toute la famille va pouvoir se régaler ce soir en attendant le prochain souper...

lundi 12 octobre 2009

La neige et l'automne

Brève histoire de l'automne Nord Québecois...

le 11 octobre 2009, à 11h, il neigeait 11 gros flocons. Au même instant, une bourrasque arrachait ma tuque, les arbres gardaient leurs tons cramoisi et le poêle chauffé à blanc ronflait comme un gros chat.
Ahhh l'automne je vous dis.

dimanche 6 septembre 2009

Mea Culpa

Mes bien chers frères ;

Mea culpa. Ab imo pectore mea maxi culpa.
Je suis coupable. Coupable d’avoir gardé pour moi, sale petite crotte sournoise, les récits cent fois formidable de mes aventures et de mes chasses épiques. Coupable d’avoir tu si longtemps les paysage grandioses des forêts infinies et des aurores boréales qui déforment le temps et l’espace. Coupable de vous avoir privé, au temps des grandes chaleurs et des bouchons estivaux aux péages de l’A6, de la fraîcheur du Grand Nord.

Je m’en veux mais Acta est fabula ! Vos remarques acerbes autant qu’amicales ont eu raison de ma léthargie. Me revoilà donc pour de nouvelles histoires qui, je l’espère, vous plairont autant qu’à moi.

En voici une qui a le mérite d’être vraie, comme toute les bonnes histoires mais c’est à peu près tout.

Le trappeur est un genre à part : on hésite à le classer définitivement parmi les animaux tant est vivant le souvenir du temps où il était encore parmi nous.
La semaine dernière, à la faveur d’un safari aux champignons, j’en surpris un fort beau que j’eu tout le loisir d’observer depuis mon affût. Je le reconnus sans peine. C’était un vieux mâle aux moustaches blanches, qu’une vie de traques solitaires avait finie par transformée en un être simple et naïf. Rejeté par les siens, on gardait bien les enfants de l’approcher, il irait bientôt clapoter de façon définitive au creux d’un tronc et les lichens qui le recouvraient déjà partiellement finirait de l’engloutir.

Le boucher est aussi un genre à part : on hésite encore à le classer définitivement parmi les commerçants tant le plaisir qu’il prend à débiter à grands coups de hache d’innocentes côtes de bœuf nous met mal à l’aise. La taille de l’arme n’est elle pas disproportionnée par rapport à la menace que représente un quartier de viande somme toute assez inoffensif? Sa désagréable habitude de vous tâter le bras au moment de vous dire bonjour panique carrément la ménagère. Une confidence m’appris même, j’ose à peine le répéter, que ce dangereux déviant, ce compulsif de la moulinette, profitant de ce qu’il était mis à l’écart, s’enfermait des nuits entières pour s’adonner sans vergogne à son activité favorite :

La WII. (la WII est une console de jeux)
C’est tout naturellement que le boucher et le trappeur finirent par se retrouver. Pendant que le village bâfrait bruyamment son castor dominical, nos amis, la sueur au front et la rage au ventre passait brillamment le deuxième niveau de Bloody Medieval Assassin. J’appris plus tard que la convalescence dudit boucher, qu’on cru un moment perdu, coïncidait étrangement avec la sortie du dernier opus de DurtyChallenge-ZombiMotocross. Mais le plus beau reste sans doute leurs affrontements virils d’une intensité inconnue sur l’échelle du regretté Richter à Virtual Tennis Pro2.

C’est que les deux amis prennaient la chose très au sérieux. « On ne bisoune pas avec Virtual Tennis Pro2 ! » me disait hier encore, un peu fâché, l’homme au hachoir d’argent, comprenant mal que l’on puisse échapper un sourire au récit de ces nuits sur fond de terre battue.
Il y a un calendrier des matchs, des règles, et bien sûr un uniforme, adapté au jeu en salon. Pour résister aux chaleurs extrêmes et aux contorsions les plus absurdes, c’est en bobette (slip) et en chaussettes blanches que les joueurs s’affrontent.

Et quand je l’interroge sur le pourquoi des chaussettes blanches, le lycanthrope des bleuetières de me répondre : « Monsieur, au tennis on ne bisoune pas avec l’élégance ».

Bien à vous
Les travaux avancent...

dimanche 9 août 2009

lundi 20 juillet 2009

Forêt

Toujours pas d'envolées mais un peu d'images de ma forêt...



Vous aviez mon email, voici dorénavant mon n° de téléphone!!
+1 418 236 9544

mercredi 8 juillet 2009

le Pick-up !!

Toujours pas de nouvelles pour cause de projet transcontinental, mais des photos...
Le pick-up donc... rouge comme il se doit. GMC, V6, 4,3l...

Les écuries, garage et atelier.

et le chalet !

bien des pensées à chacun.
Au plaisir de vous voir le 24 et 25 juillet au grand festival de Sacré-Coeur !
je vous envoie la programmation sur demande.

lundi 22 juin 2009

lundi 18 mai 2009